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Le à 14:52 par Sylvain Trinel
A l’affiche d’Avatar : la voie de l’eau, Kate Winslet est devenue connue mondialement grâce à Titanic de James Cameron. Un film qui lui a valu de nombreux commentaires grossophobes et misogynes.
25 ans après avoir connue la gloire dans Titanic, Kate Winslet est de retour devant la caméra de James Cameron. Le réalisateur sort à l’approche des fêtes, Avatar : la voie de l’eau, second opus de la saga qui devrait en compter au moins cinq, et où l’actrice y incarne Ronal, la cheffe du clan de l’eau, les Metkayina. Si son rôle reste anecdotique face à celui de Sam Worthington, Zoe Saldana ou Sigourney Weaver, elle fait partie intégrante de la tournée promotionnelle, où elle a fait quelques révélations.
En 1998 sort en effet Titanic, un film qui retrace le naufrage dramatique du paquebot du même nom, et où Kate Winslet incarne Rose DeWitt Bukater rencontrant le jeune Jack Dawson (Leonardo DiCaprio). A la fin de ce blockbuster phénomène qui a dépassé les 20 millions d’entrées en France, Rose se tient seule sur une porte à la dérive, alors que Jack est obligé de rester dans l’eau très froide de l’Atlantique Nord. Une séquence qui fait encore débat aujourd’hui – n’y avait-il pas la place pour deux ? – et qui a donné lieu à de nombreux commentaires grossophobes, comme l’annonce l’actrice dans le podcast Happy, Sad, Confused : “Apparemment, j’étais trop grosse,” explique-t-elle en référence aux propos de certaines personnes à l’époque. “Ils étaient si méchants. Je n’étais même pas grosse,” continue-t-elle, “si j’avais pu revenir en arrière, j’aurais utilisé ma voix d’une manière complètement différente… J’aurais dit aux journalistes ‘comment osez-vous me traiter comme ça ? Je suis une femme, mon corps change, je suis en train de le comprendre, je suis profondément incertaine, je suis terrifiée, ne rendez pas cela plus difficile que ça ne l’est déjà !’, c’était de l’intimidation, et même limite de l’abus je dirais.”
Ce n’est pas la première fois que Kate Winslet s’exprime sur les commentaires grossophobes qu’elle a pu recevoir avec les années. En 2007, alors qu’elle recevait l’Oscar de la meilleure actrice pour The Reader, elle pensait néanmoins que la situation avait tendance à s’améliorer, “même si nous avons encore du chemin à parcourir.” Elle en a profité pour ajouter “une bonne fois pour toutes” que si Jack aurait effectivement pu tenir sur la porte à la dérive avec Rose, celle-ci “ne serait pas restée à flot.” Un élément qu’avait déjà donné James Cameron, le réalisateur du film, pour expliquer ce choix dramatique pour le destin du couple.
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