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Sorti en France le 7 janvier 1998, Titanic, du réalisateur américain James Cameron, ne narre pas seulement l’histoire du naufrage le plus célèbre de l’histoire. S’il s’agit d’une œuvre de fiction, le personnage de Rose est en réalité inspiré de plusieurs personnes ayant réellement existé.
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Le 14 avril 1912 le Titanic, navire de la White Star Line, sombre après avoir heurté un iceberg. Sur les 2.223 passagers et membres d’équipage, 1.504 périssent dans les eaux glacées de l’Atlantique nord. Au moment de son lancement, le Titanic est le paquebot le plus grand et le plus luxueux jamais conçu. Le naufrage de ce navire que l’on disait insubmersible fait alors la une des journaux du monde entier.
Pendant des décennies, le paquebot conserve ses mystères. Mais tout change le 1er septembre 1985 lorsque l’équipe de l’océanographe américain Robert Ballard découvre l’épave du Titanic à 3.821 mètres de profondeur.
Alors que le Titanic commence à livrer ses secrets, plus encore que l’enchaînement des faits ayant conduit à la catastrophe, le public se passionne pour la vie des passagers. Qui étaient-ils ? Quels drames intimes se sont-ils joué lors de cette nuit tragique ? Ces questions passionnent James Cameron qui se lance alors dans un projet fou : reconstituer le naufrage du Titanic.
EN IMAGES Des images exceptionnelles des rescapés du Titanic
Mais pour emporter le cœur du public, le réalisateur comprend qu’il ne pourra se contenter d’un film à grand spectacle, visuellement irréprochable. A son Titanic il donne les visages de Rose DeWitt Bukater et Jack Dawson, interprétés à l’écran par Kate Winslet et Leonardo DiCaprio. Leur histoire d’amour, qui transcende la tragédie et s’affranchit des conventions sociales, fascine et fait pleurer le monde entier. Les centaines de millions de spectateurs qui se pressent pour voir Titanic s’interrogent : Rose et Jack ont-ils existé ? Y avait-il à bord deux amoureux éperdus que le naufrage a séparé ?
Deux noms reviennent particulièrement lorsqu’on s’intéresse aux sources d’inspiration de James Cameron pour le personnage de Rose, jeune femme rebelle, éprise de liberté. La première s’appelle Beatrice Wood et…n’a jamais mis un pied sur le Titanic.
Née en 1893 à Chicago, Beatrice Wood est un personnage haut en couleurs. Issue de la bonne société américaine, elle a dès son plus jeune âge tracé son propre chemin, faisant fi des conventions et des attentes de la société envers une jeune femme de son rang. Artiste peintre célèbre, elle fut notamment très proche de l’artiste Marcel Duchamp et vécut plusieurs années en France.
James Cameron, plongé dans la lecture de l’autobiographie de Beatrice Wood alors qu’il prépare le film, s’enthousiasme pour cet esprit rebelle et anticonformiste. “Elle était un peu l’inspiration pour le personnage de Titanic. En fait, je l’ai appelée et lui ai demandé la permission de l’interviewer et de l’utiliser comme une sorte de modèle pour ce personnage, même si Béatrice n’avait aucun lien avec le Titanic lui-même. Elle m’a répondu : ‘Je ne peux pas faire ça, je n’ai que 35 ans’. Elle avait 102 ans à l’époque“, explique le réalisateur dans l’ouvrage James Cameron : Interviews (sous la direction Brent Dunham, 2011). Le film s’ouvre d’ailleurs sur un clin d’œil appuyé à l’artiste avec cette scène où Rose, alors âgée de 101 ans, en train de faire de la céramique, l’un des médiums privilégiés de Beatrice Wood.
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Mais Beatrice Wood n’est pas la seule source d’inspiration de Cameron pour le personnage de Rose. Un autre nom revient régulièrement, celui d’Helen Churchill Candee. Cette journaliste et féministe américaine engagée, née en 1858, s’embarque sur le Titanic pour regagner les États-Unis où son fils a eu un accident d’avion.
A l’époque, elle vit en Europe, travaillant à la rédaction de son livre The Tapestry Book. Dans les années suivantes, elle publie plusieurs articles sur son expérience à bord du paquebot, décrivant le luxe de la première classe et détaillant heure par heure la nuit funeste du 14 avril. “L’étrave endommagée a désormais disparu sous l’eau. L’unique espace de pont déborde en l’air au-dessus de l’arrière du navire et, en cet endroit diminué, se blottit un groupe de passagers entassés, attendant la mort avec un transcendant courage et un calme qui a été le leur durant les deux dernières heures”, écrit-elle notamment dans un manuscrit de 36 pages.
Le témoignage d’Helen Churchill Candee, femme engagée, est l’une des sources d’inspiration de Cameron non seulement pour le personnage de Rose, mais aussi pour le film lui-même, dont la reconstitution époustouflante doit largement aux mots de l’autrice américaine.
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