par Salvatore Lombardo | Mar 17, 2021 | Point de vue
Parallèle édifiant entre l’automobile et le cyclisme, la permanence de modèles et de marques ayant écrit l’histoire. Jaguar, Lamborghini, Lancia, Ferrari, Bugatti ou Masi, Cinelli, Colnago, De Rosa, Pinarello. Avec des modèles illustrant avec un infini talent et un inimaginable savoir-faire les capacités humaines à inventer la beauté ultime et la permanence des valeurs de la Renaissance à l’âge du consumérisme abscons et du marketing roi.
Imaginée par Sir William Lyons et concrétisée par William Heynes (chef ingénieur), Malcom Sayer (dessin), Walter Hassan (moteur) et Norman Dewis (chef des essais), la Jaguar Type E fut considérée par Enzo Ferrari lui-même comme un chef d’œuvre absolu.
Voulue par le démiurge Ferruccio Lamborghini et dessinée par le légendaire Marcello Gandini, conçue par le génial Paolo Stanzani et mise au point par le célèbre Bob Wallace, la Countach explosa le monde policé des automobiles sportives. Imposant le non conformisme technologique et le brutalisme esthétique comme des valeurs révolutionnaires.
Ces deux chefs d’œuvres figurent aujourd’hui au tout premier rang dans les musées d’art moderne. Inoubliables et indémodables. Un étrange paradoxe alors que la majorité de leurs contemporaines sont très vite entrées dans l’oubli des formes et des sens.
Le Speciale Corsa de Masi, le Master de Colnago, le Super Corsa et le Laser de Cinelli, le Servizio Corsa de De Rosa, autant d’œuvres d’art à la fois intemporelles et magiques.
Conçues et imaginées par des artisans-artistes, ces bicyclettes-joyaux demeurent aujourd’hui encore objet de désir et de culte pour des milliers de passionnés désireux de côtoyer le mythe en échappant aux contraintes économiques et culturelles du marketing et du futile. Masi, Colnago, Cinelli et De Rosa produisent toujours chaque année plusieurs centaines de ces modèles pour satisfaire un public désireux de s’approprier une part du mythe.

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