Paris Photo, foire internationale dédiée à la photographie, fête ce mois-ci son 25e anniversaire. Du 10 au 13 novembre, cet événement incontournable de la photographie d’art rassemblera plus de 183 exposants venus de 31 pays seront exposés au Grand Palais Éphémère.
Vingt-cinq ans après sa première édition, Paris Photo poursuit sa mission de promotion des photographes émergents soutenus par des galeries audacieuses. Avec la même ferveur, elle soutien le travail éditorial pointilleux de maisons d’exception (Taschen, Textuel, Le Bec en l’air, ou encore RVB Books). C’est la deuxième fois que la foire se déroule au Grand Palais Éphémère, une construction de bois et de verre qui fait face à la tour Eiffel le temps de la rénovation du Grand Palais.
Paris Photo a renouvelé pour cette édition son programme « Elles x Paris Photo », initié en 2018, qui met en avant les femmes photographes et leur rôle souvent occulté dans l’histoire du médium. Le constat est parlant : cette année, sur 1613 artistes exposés, 31 % sont des femmes.
1613 photographes présentés, 183 exposants dont 150 galeries, 34 éditeurs… il est impossible d’écrire sur l’intégralité d’une foire photographique de cette ampleur. Aussi, Phototrend vous propose plutôt un parcours, une sélection parmi les photographes émergents, nos coups de cœur de cette édition anniversaire.
Sara Imloul, représentée par la Galerie 110, expose quelques-uns de ses tirages récents. Attachée aux procédés photographiques anciens et aux expérimentations, elle développe depuis quelques années une approche esthétique onirique et énigmatique, et c’est ainsi qu’elle se fait une place sans difficulté dans une certaine école héritée de Michael Ackerman.
L’intime devient surréaliste, sa maison familiale devient le théâtre idéal pour sa chambre photographique. Les portraits des membres de sa famille sont l’occasion pour l’artiste d’une introspection, et ses compositions au cordeau mettent en place des objets comme autant de symboles – et ainsi, floue la frontière entre rêve et réalité.
De son côté, Léonard Bourgois Beaulieu est représenté par la galerie parisienne Anne-Sarah Bénichou. Sa série Les corps lucides a été créée à partir de ses négatifs, développés grâce à des procédés mêlant des coups de peinture qui laissent apparaître toutes les altérations.
Les photographies sont solaires, la technique de développement éclaire les ombres jusqu’à les faire disparaître, presque jusqu’à l’effacement du portrait. C’est ainsi qu’il souligne son propos : parce qu’il photographie des personnes discriminées à cause de leur genre ou de leur orientation sexuelle, il a convoité cette technique pour illuminer les visages, et, par conséquent, faire jaillir les traces de l’invisibilisation des personnes qu’il souhaite représenter.
Édité par Dewi Lewis Publishing, Per-Anders Pettersson publié en octobre 2022 The Society of Ambianceurs and Elegant People, un beau livre de 112 pages sur la culture congolaise de la sape. De 2012 à 2019, Per-Anders Pettersson s’est rendu à Kinshasa pour photographier les figures emblématiques de ce mouvement culturel.
Il nous offre un pas de côté sur les représentations habituelles des pays africains – qui tournent souvent autour de la pauvreté et des conflits ethniques – pour nous montrer ces personnes qui utilisent la sape comme une façon d’échapper au quotidien et à ses difficultés, toujours à travers leur esthétique propre, résolument excessive et glamour.
La galerie iranienne Silk Road expose quant à elle « Evidence Railroad », une série d’images de Khashayar Javanmardi. L’artiste a parcouru le tracé du premier chemin de fer de son pays, l’Iran, et, derrière la vitre du train, a photographié les champs, les habitations parfois abandonnées, en somme, toutes les traces de ce qui demeure après les nombreux tournants et tourments politiques.
Délibérément situé, le regard et la démarche de Khashayar Javanmardi sont volontairement documentaires ; les paysages qui se présentent devant son objectif lui permettent de ne pas sombrer dans l’esthétique : il photographie purement et simplement ce qui s’offre à lui, avec toujours le même cadre qui présente son sujet (ou l’horizon) au centre.
Cette édition marque également un anniversaire important : celui de l’agence Magnum qui fête les 75 ans de sa fondation. À cette occasion, une grande rétrospective a été organisée sous l’égide de Martin Parr.
Enfin, la galerie Louise Alexander / Fellowship présentera sur grand écran des œuvres inédites de Gregory Crewdson.
Rendez-vous du 10 au 13 novembre 2022 au Grand Palais Éphémère, pour découvrir galeries, éditeurs et artistes du monde entier à travers trois secteurs dédiés : le secteur principal, le secteur Curiosa consacré à l’émergence ainsi que le secteur Éditions dédié aux beaux livres photo.
La liste complète des exposants est disponible sur le site Internet de l’événement.
Information pratiques :
Paris Photo
Du 10 au 13 novembre
Grand Palais Ephémère
Place Joffre, 75007 Paris
Du jeudi au samedi: 13h-20h ; le dimanche: 13h-19h
Plein tarif semaine : 30 € ; plein tarif week-end : 32 €.
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Bonjour
je souhaite commander le catalogue de l’exposition PARIS PHOTO 2022
Comment puis je faire ?
MERCI BEAUCOUP
Laurence Gourdou Boue

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