Cet été, vous voudriez bien vous essayer à parler breton mais vous avez peur de vous lancer, faute de savoir quoi dire ? Pas de souci, an amzer (la météo) est un sujet inépuisable que chaque Breton se fera un plaisir de commenter avec vous ! Vous pouvez donc vous enquérir en vous levant du temps qu’il fait en demandant : « Penaos eo an amzer hiziv ? » (que dit la météo aujourd’hui ?), ou à n’importe quel moment, demander « penaos e vo an amzer warc’hoazh ? » (comment sera le temps demain ?). Gageons que celui-ci sera propice à toutes les activités estivales et que vous pourrez affirmer haut et fort « An amzer zo brav ». « Ya, brav eo an amzer ! » (le temps est au beau fixe). « Ha pegen tomm eo ? » (et côté températures ?). Ces dernières années, ar gwrezverker (le thermomètre) a eu tendance à s’affoler, dû à tommadur an hin (le réchauffement climatique). Bien souvent, tomm-tomm-tomm eo an amzer (le temps est très chaud), tomm-ruz voire tomm-gor (caniculaire). Skeiñ a ra an heol (le soleil tape fort) à tel point qu’on peut souvent ajouter que erru eo sec’h an traoù (tout est desséché). Ret eo diwall e groc’hen (il faut faire attention à sa peau) hag evañ dour ingal (et boire régulièrement de l’eau). Cela dit, gardez un œil sur la couleur de l’astre solaire car celui-ci peut révéler des changements de temps, comme le rappelle le proverbe « Heol gwenn a ro glav hag heol ruz amzer vrav » (Soleil blanc donne de la pluie, et soleil rouge du beau temps).
Les Bretons sont bien placés pour le savoir : ramp eo an amzer e Breizh (en Bretagne, le temps est changeant). Aussi n’est-on jamais à l’abri d’ur barrad glav (d’une averse). Si la formule consacrée est « glav a ra » (il pleut… attention à bien prononcer glao), la pluie peut se présenter sous des aspects très différents sous nos latitudes : ar glav munut (la pluie fine ou crachin), ar glav-pil (la pluie d’averse), ar glav-touseg (littéralement, la pluie de crapaud : comprenez une averse d’orage)… Pa vez pounner an amzer (quand le temps est lourd), celui-ci peut vite donner ur barrad arnev (un épisode orageux), s’accompagnant comme il se doit de luc’hed (éclairs) et de taolioù kurun (coups de tonnerre). Eus an oabl (du ciel) viendra le salut, aussi scrutez avec attention red ar c’houmoul (la course des nuages). Vous pourrez demander « Eus pelec’h e teu an avel ? » (d’où vient le vent ?). Chez nous, les vents dominants sont eus tu ar c’hornôg (à l’ouest), que l’on appelle aussi ar c’huzh-heol (le couchant). Ceux-ci peuvent cependant virer et souffler eus ar reter (de l’est) encore nommé sav-heol (le levant), eus ar c’hreisteiz (du sud) voire eus an hanternoz (du nord), même si cette hypothèse est peu probable en été ! Mais dans le meilleur des cas, un peu d’air frais nous est apporté par la brise qui nous souffle également cette question sous forme de vers « Aezhenn skañv/Kuzulig an hañv/Delioù ar pupli/Met petra ‘ta/O deus da lavaret/An eil d’eben ? » (Brise légère/Chuchotement de l’été/Des feuilles de peuplier/Mais qu’ont-elles donc/À se raconter ?).

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