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Jacques Morice
Publié le 10/04/15 mis à jour le 08/12/20
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Est-ce qu’un sourire peut tout ? Le sien, arc jovial, légèrement de biais, est irrésistible. Il structure le reste. Nez aquilin, fossette, menton affirmé, visage oblong et oblique d’un Modigliani qui aurait été lumineux. Beauté non canonique et pourtant… La première fois que je l’ai vu, c’était dans Rachel se marie de Jonathan Demme. Anne Hathaway, en ex-junkie, grande bringue fragile passant sans prévenir de la tendresse à l’agressivité, tenait le haut de l’affiche, mais c’était surtout elle, Rosemarie, qui était au centre du film et de tous les regards, puisque le film racontait son mariage, fêté en grandes pompes multiculturelles, en une sorte de plan de coupe de l’Amérique contemporaine, le temps d’un long week-end d’effusions et de crêpages de chignons. Elle jouait dedans la sœur, l’épouse et la citoyenne quasi parfaite, fine, drôle, vive, prévenante. Il y avait bien ici et là une once ombrageuse de jalousie ou de frustration, mais grosso modo, elle incarnait une sorte d’équilibre, le plus enviable, le plus près d’un bonheur possible.
Si elle peut laisser percevoir quelque chose de gauche, elle le compense avec un charme fou mâtiné d’esprit. A tort ou à raison, je la vois comme intelligente, cultivée, névrosée new-yorkaise (elle a grandi dans le New Jersey) peut-être, mais ayant très bien su se soigner. Elle a débuté dans des séries (on la croise dans Mad Men), mais a bifurqué un moment vers le cinéma, en jouant les seconds rôles dans The Company Men ou Promised Land de Gus Vant Sant, où Matt Damon succombe à ses attraits d’institutrice néo-rurale. Elle s’est aussi lâchée – jusqu’à aguicher sur la table du salon en tenue affriolante mais en provoquant une bévue – dans une comédie avec Ben Stiller et Jonah Hill, Voisins du troisième type. Mouais. Pas sûr qu’elle soit faite pour la comédie régressive ou les scènes ouvertement hot.
Je la préfère avec son look relâché et tue-l’amour (vieux pull et jogging informe) dans Ma meilleure amie, sa sœur et moi de Lynn Shelton, petit bijou de ciné indépendant, huis clos campagnard, à trois, au bord d’un lac. Elle y joue une lesbienne végétalienne qui couche une nuit avec le meilleur ami de sa sœur et tombe enceinte de lui. La situation est cocasse, les trois comédiens au top. Et le film offre l’avantage certain d’être à ses côtés toute la journée, du petit déjeuner jusqu’au bout de la nuit (arrosée).
Minauderait-elle ? Je l’ai encore revu une ou deux fois depuis, notamment dans le film de Jason Reitman, Men, Women & Children …. Et j’ai décelé quelques tics, un zeste de faux naturel appuyé. Please, Rosemarie, ne rajoute rien, ne gâche rien…
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