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Die à 18:37 par Justine Charlet
Modifié le à 18:38
Dans Les Combattantes, à voir à partir du 28 octobre sur Netflix, Sofia Essaïdi incarne Caroline, l’épouse d’un chef d’entreprise mobilisé, qui va se battre pour faire tourner l’usine en son absence. Un rôle qu’elle a pris à bras le corps et qui lui a permis de se libérer un peu plus en tant que femme.
C’est la dernière recrue du casting, la quatrième actrice venant compléter le trio déjà magnifiquement composé d’Audrey Fleurot en prostituée frondeuse, Julie de Bona en mère supérieure en proie au doute et Camille Lou en infirmière surdouée. Sofia Essaïdi a rejoint l’équipe du Bazar de la Charité sur son nouveau projet pharaonique : Les Combattantes, diffusé sur TF1 et disponible à partir du 28 octobre sur Netflix, et sur lequel Télé-Loisirs.fr donne son avis. La comédienne de 38 ans y incarne Caroline Dewitt, l’épouse d’un riche industriel qui doit prendre en main l’usine familiale lorsque son mari part à la guerre. Une tâche loin d’être simple pour cette femme au lourd passé qui va devoir s’adapter afin de sauver l’entreprise mais qui a passionné la comédienne.
Télé-Loisirs.fr : Pourquoi avoir accepté de rejoindre l’équipe du Bazar de la charité ?
Sofia Essaïdi : J’avais travaillé avec la productrice Iris Bucher sur Meurtres en Auvergne. Le scénario des Combattantes et le personnage de Caroline m’ont plu et jouer dans une fiction d’époque me faisait très envie car je n’en avais jamais eu l’occasion. J’ai découvert les deux heures de préparation le matin, qui vous transportent dans un autre siècle toute la journée !
Avez-vous été bien accueillie par les autres actrices ?
Quand je suis arrivée sur le plateau, les autres actrices m’ont prises dans leurs bras en me souhaitant la bienvenue. Donc j’ai été très bien accueillie, avec beaucoup d’amour et de bienveillance, dans une ambiance familiale instillée par le réalisateur.
Comment avez-vous vécu l’expérience d’être corsetée ?
La costumière avait réalisé des corsets plus agréables que ceux de l’époque mais il y a des fois où j’aurais pu ne pas le porter. Pourtant, j’avoue l’avoir mis quand même car le côté “tenu” était très important dans mon rôle : Caroline Dewitt est une bourgeoise étriquée dans sa vie, dans un monde où elle ne peut pas exister, ni être qui elle est vraiment… dans ses costumes aussi. Donc ça me permettait de l’être un peu plus, ne serait-ce que dans ma manière de marcher.
Comment avez-vous préparé votre rôle ?
J’ai lu beaucoup d’articles, vu des documentaires et des films. J’ai revu par exemple La Chambre des officiers, Les Gardiennes… Et puis j’ai suivi une vraie préparation personnelle, un travail que j’aime faire autant que le tournage avec mon coach avec lequel je prépare tous mes films. C’est une préparation purement psychologique où j’essaie de faire en sorte que le personnage vienne de moi. Du coup, j’ai le parcours émotionnel du personnage dans les veines quand je rentre sur le plateau. Je sais ce que ça fait vibrer en moi.
Et à quelle partie de vous Caroline fait-elle écho ?
Depuis quelques années, j’ai commencé un travail de libération et d’acceptation de moi en tant que femme. Je veux me libérer de mes blessures, de mes conditionnements, de mes peurs, mes empêchements, mes croyances limitantes, de tout ce qui m’empêche d’être moi-même. Et chaque film est comme une pierre qui vient nourrir mon édifice.
Au début de votre carrière d’actrice, on vous a fait jouer des rôles de femme arabe ou d’origine arabe… Appréciez-vous qu’on pense aussi à vous pour d’autres personnages ?
Après la série Aïcha, j’ai refusé de nombreux rôles qui m’enfermaient dans un cliché. Je souffrais d’ailleurs qu’on me les propose : ma mère, Martine, est une Allemande blonde aux yeux bleus, mon frère s’appelle Nicolas, et moi je ressemble à mon papa marocain. Heureusement, au fil des années, les chaînes et les productions ont eu de plus en plus d’imagination. C’est important de faire des rôles dont l’identité n’est plus un sujet.
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